Vue d'ensemble : qu'est-ce qu'un règlement de
copropriété, et à quoi sert-il ?
Base légale : art.
8,
42 Loi 10 juillet 1965,
art. 2 Décret
1967
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Le règlement de copropriété est un texte fondateur qui
détermine les règles auxquelles s'obligent les
copropriétaires pour administrer leur bien immobilier commun. En le
lisant, vous savez selon quelles modalités votre immeuble est
géré.
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Contrairement à ce que son nom pourrait laisser entendre, le
règlement de copropriété est un contrat. Mais
c'est un contrat particulier, car il n'est pas nécessaire d'y consentir
pour y être partie. Vous adhérez à ce contrat dès
lors que vous détenez un lot de la copropriété, et ses
dispositions s'imposent à vous, ce qui le fait bien ressembler à
un règlement.
Sur le plan juridique les conséquences sont cependant importantes.
Les actions issues de la violation du règlement ne sont pas
délictuelles mais contractuelles.
Autre particularité cependant : le délai de forclusion
n'est pas de 30 ans, comme pour les actions contractuelles, mais de 10
ans (art. 42 Loi 1965 -
Cass. civ. 17/07/1991).
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Le règlement de copropriété ne peut en aucun cas
déroger à la loi. Les dispositions de la Loi de 1965 et de
son décret de 1967 (voir la rubrique
législation) étant
d'ordre public, toute clause contraire du règlement de
copropriété est réputée non écrite.
Autrement dit, elle est inexistante. Cette forme particulièrement
forte de nullité peut être constatée à tout moment
(elle n'est couverte par aucun délai), à la requête de
toute personne intéressée (copropriétaire, locataire,
tiers, voire le syndicat).
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Une copropriété est-elle obligée de posséder
un règlement ?
Oui. Il représente la base contractuelle de la copropriété.
C'est pourquoi l'art. 8 de
la loi du 10 juillet 1965 le rend obligatoire.
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Nota : l'absence de règlement de copropriété ne signifie
pas que l'immeuble est dépourvu de régime légal : ce
sont alors les dispositions de la loi du 10 juillet 1965 qui s'appliquent,
et elles seules.
Pour éviter que cette situation perdure, un administrateur judiciaire
fera statuer une assemblée générale constitutive
qui sera chargée d'établir un règlement à la
majorité de l'art. 26. Faute d'accord,
c'est l'administrateur qui peut d'autorité procéder à
la division de l'immeuble, selon les modalités fixées par la
loi du 10 juillet 1965.
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La non conformité d'une clause du règlement avec la loi (notamment
les art. 6 à 37, et 42) rend cette clause réputée
non écrite : tout un chacun peut donc agir comme si elle n'existait
pas, et on ne peut s'en prévaloir contre personne.
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Faut-il rédiger le règlement d'une manière
particulière ?
Les propriétaires sont par principe libres de définir à
leur guise le règlement de copropriété, mais dans les
limites autorisées par un cadre légal assez strict.
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De manière générale, la jurisprudence pose qu'un
règlement ne peut être contraire ni aux lois ni aux décrets
en vigueur, sauf si ceux-ci l'ont expressément autorisé.
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Si la législation change, elle s'applique par principe à tous
les règlements de copropriété existants, qui doivent
en principe être révisés pour s'adapter. Cette situation
peut donner lieu à des confusions : si le règlement n'a pas
été adapté, les copropriétaires peuvent en toute
bonne foi s'y conformer et être en infraction au regard de la loi.
Ils pourront alors engager la responsabilité de leur syndic, sur lequel
pèse un devoir de conseil.
Si un litige survient, on tient compte du régime légal en vigueur
à la date des faits. En cas de contestation, la prescription des faits
est portée à sa hauteur maximale : 30 ans.
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A quoi sert-il ? Que régit-il ?
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Le règlement fixe obligatoirement :
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Le règlement fixe de manière facultative
(art. 2 Décret
1967) :
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le descriptif de division de l'immeuble
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la ou les conventions prévues à
l'art. 37 de la loi de 1965
relatives à l'exercice de l'un des droits accessoires des parties
communes
© Serge DIEBOLT
- Avocat à la Cour - "Droit pour
Tous" - 2001