Que faire si le syndic ne convoque pas l'assemblée
générale, ou s'il la convoque trop tard ?
Base légale : art.
8,
50 Décret 17
mars 1967
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L'art. 8 Décret
1967 édicte clairement que le syndic doit convoquer
l'assemblée générale, au moins une fois l'an ou si les
copropriétaires le lui ordonnent (dans certaines conditions, se
référer au texte de l'article). Toutefois, la loi ne prévoit
aucune sanction en cas de manquement à ce principe...
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Une fois l'an s'entend d'une année civile, et non de 365 jours. Un
syndic peut donc convoquer le 1er janvier d'une année et le 30 juin
de l'année suivante.
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Si après mise en demeure restée infructueuse sous huitaine
le syndic n'a toujours rien fait, c'est le Conseil syndical qui convoquera
l'assemblée.
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A défaut, c'est tout copropriétaire qui peut procéder
à cette convocation. Cependant il vous faudra, d'une part envoyer
une mise en demeure sous huitaine au Conseil syndical après celle
adressée au syndic, d'autre part saisir le président du tribunal
de grande instance par voie de référé
(procédure rapide et sans avocat).
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Si le syndic convoque tardivement, par négligence ou par convenance,
rien ne se passe (à moins qu'un copropriétaire ne saisisse
un tribunal du problème).
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Si le mandat du syndic expire à une certaine date et si le syndic
omet de tenir l'assemblée avant cette date (il "rate une date
anniversaire"), l'assemblée convoquée trop tardivement sera
nulle.
Rappel : la nullité de l'assemblée ne vous dispense
toutefois pas de saisir le tribunal : seul lui peut la prononcer, et ce n'est
qu'alors que l'assemblée est nulle (ainsi que le mandat du syndic).
© Serge DIEBOLT
- Avocat à la Cour - "Droit pour
Tous" - 2001