Les abus de majorité et les fraudes

Base légale : jurisprudence

Une décision d'assemblée, même si elle a été prise dans le respect des formes légales et dans la limite des pouvoirs du syndicat, est encore susceptible d'annulation :

Le juge n'est pas compétent, hormis ces cas de figure, pour censurer des décisions des assemblées légalement prises. Il ne peut notamment apprécier leur opportunité (CA Paris, 23e ch. A, 27 janv. 1999, Mme Kostic c/ Synd. des copr. du 105, rue de Meaux à Paris : Loyers et copr. 1999, comm. n° 223 et note G. Vigneron ; RD imm. 1999, p. 300 et obs. C. Giverdon - cas de la situation financière difficile d'un copropriétaire).

Si vous êtes lésé vous pourrez alors invoquer judiciairement la nullité de la décision vous faisant grief, à charge pour vous de rapporter la preuve soit de la fraude, soit de l'abus de droit. Cliquez ici pour savoir comment agir.

Toutefois il ne suffit pas que vous encourriez un grief pour qu'il soit fait droit à vos demandes d'annulation, les tribunaux se montrent sévères dans l'appréciation de la notion d'abus de majorité. Ils restent libres d'en apprécier la pertinence, mais le juge ne peut se borner, pour rejeter votre demande, à dire que la décision contestée a été prise à la majorité requise par la loi (Cass. 3e civ., 10 févr. 1993, n° 90-18.614, Saint-Léger c/ Synd. des copr. du 9, boulevard de Belleville à Paris, inéd.).

Exemples et contre-exemples de fraudes ou d'abus de droit :

Mais n'est pas retenu l'abus de majorité :


© Serge DIEBOLT - Avocat à la Cour - "Droit pour Tous" - 2001