Le recours pour excès de pouvoir
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Vous devez agir en justice avant un certain
délai :
Sauf en matière de travaux publics, il faut une décision de
l'Administration vous faisant grief : c'est l'annulation de cette décision
que vous demandez
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vous devez donc, soit attaquer une décision existante de l'Administration,
soit attaquer une décision prise par l'Administration à votre
encontre.
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il peut s'agir d'un refus d'entrée, de visa, de séjour...
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en ces cas, vous devez au préalable avoir présenté une
demande qui est l'objet du refus
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il faut distinguer suivant que l'Administration prend une décision
ou garde le silence
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il n'est pas toujours facile de savoir si la réponse de l'Administration
constitue une décision :
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s'il s'agit d'un arrêté : c'est une décision
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s'il s'agit d'une lettre : il faut examiner le texte
si c'est une demande de renseignements, une réponse d'attente ou un
accusé réception : ce n'est pas une décision ; cette
réponse équivaut au silence de l'Administration
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il est très important de savoir s'il s'agit d'une décision
ou non car les délais pour agir en justice ne sont pas les
mêmes
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soit l'Administration prend spontanément une décision vous
faisant grief : en ce cas, vous avez un délai de 2 mois à partir
de sa notification (un courrier qui vous informe de la décision) ou
de sa publication
La date de notification est le jour où vous avez reçu
le courrier de l'Administration ou, en votre absence, l'avis de passage
déposé par le facteur.
Le délai est reporté à 4 mois si vous êtes à
l'étranger ; à 3 mois si vous êtes dans les DOM-TOM.
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soit l'Administration n'a pas pris spontanément une décision
: par exemple, elle ne vous répond pas ou sa réponse ne constitue
pas une décision : il est considéré que l'Administration
a gardé le silence
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en principe, le silence gardé par l'Administration pendant plus de
2 mois ( depuis le 1er novembre 2000 - Loi du 12 avril 2000, JO du
13 avril) vaut décision de rejet de votre demande. Toutefois,
en droit des étrangers, le délai est de 4 mois pour
les demandes déposées après le 5 mai 2002 : pour les
refus d'autorisation de travail, les demandes de titre de séjour,
les demandes d'abrogation d'expulsion (D n°2002-814, 3 mai 2002,
JO, 5 mai).
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au terme de ce délai, vous pouvez contester la décision de
l'Administration :
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vous devez saisir la juridiction administrative dans un délai de 2
mois
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le délai est reporté à 4 mois si vous êtes à
l'étranger ; à 3 mois si vous êtes dans les DOM-TOM
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vous pouvez également la saisir avant l'expiration du délai
: en ce cas, le tribunal doit attendre que le délai ait expiré
avant de statuer
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Attention : il existe des exceptions
à ces principes, nous vous conseillons de vous renseigner.
Par exemple, le délai de recours contre un arrêté de
reconduite à la frontière est de 24 heures suivant la notification
de l'arrêté. Cliquer ici pour plus
de précisions.
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La prolongation de certains délais :
Il y a également des cas de prolongation des délais :
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si vous habitez dans les DOM-TOM, le délai pour agir est de 3 mois
au lieu de 2 mois
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si vous résidez à l'étranger, le délai est de
4 mois
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De plus, il est utile de savoir qu'il n'y a pas de délai pour
agir notamment dans deux cas :
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si les délais de recours ou les voies de recours ne sont pas
mentionnées dans la notification de la décision
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face à une décision implicite de l'Administration, vous pouvez
demander l'énonciation des motifs, c'est-à-dire que
l'Administration se justifie (art. 5 loi du 11 juillet 1979)
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si l'Administration garde le silence, sachez que dans ce cas, la décision
est entachée d'illégalité et peut être
annulée
Vous pouvez saisir le tribunal de votre demande en annulation à n'importe
quel moment, sans délai.
Conseil : Gardez la preuve de votre demande d'énonciation des
motifs, à savoir la copie de votre demande et l'accusé de
réception (envoyez votre demande par lettre
avec accusé de réception).
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Comment se calcule le délai ?
Il suffit d'ajouter une unité à la date du jour du
déclenchement du délai.
Exemple : pour un délai de 2 mois : si la notification de refus a
eu lieu le 19 décembre, la demande en justice doit être
déposée au plus tard le 20 février.
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Il faut également savoir que le délai est interrompu si vous
demandez l'aide juridictionnelle (afin que vos frais
de justice soient pour tout ou partie pris en charge par l'État).
Le nouveau point de départ du délai est fixé à
la date de la notification de la décision du bureau d'aide
juridictionnelle.
Le délai est également interrompu si vous exercez un recours
gracieux ou hiérarchique. Dans ce cas, le délai court à
compter de la réponse à votre recours, ou l'expiration du
délai de silence.
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Quelle est la juridiction compétente
?
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La requête doit être adressée au greffe du Tribunal
Administratif dans le ressort duquel l'autorité qui a pris la
décision attaquée a légalement son siège.
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Contre un refus d'entrée opposé à un demandeur d'asile,
le tribunal administratif compétent est toujours celui de Paris (car
c'est le ministère de l'intérieur qui prend la décision
de refus d'entrée).
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Contre un arrêté d'expulsion, il faut
saisir le tribunal administratif dans le ressort duquel vous avez votre
résidence à la date de la notification de l'arrêté
(cela peut être un lieu d'incarcération).
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Si vous ne résidez plus en France et si vous désirez agir contre
un refus d'abrogation d'un arrêté
d'expulsion, vous devez saisir le tribunal administratif de Paris.
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Vous pouvez être renseigné sur le ressort des tribunaux en
téléphonant à leur greffe, à une
association ou à votre
préfecture.
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Le dossier à présenter devant les
juridictions :
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Votre demande peut être présentée sur papier libre.
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Vous devez indiquer vos nom, prénom, domicile et signer votre demande.
Vous pouvez éventuellement préciser votre nationalité
et votre date de naissance.
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Vous devez rédiger votre demande en français, sinon elle est
irrecevable. Si vous avez rédigé votre demande en langue
étrangère, vous devez en produire la traduction française
avant la fin du délai de recours.
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Vous devez présenter un exposé des faits, motiver votre demande
en droit et formuler des demandes (ou conclusions).
L'absence de conclusions peut être régularisée tant que
le délai de recours n'est pas expiré.
Vous pouvez présenter une première requête sommaire,
qui peut être complètée par un mémoire qu'il est
possible de déposer après l'expiration des délais.
En tous les cas, la requête initiale doit contenir l'exposé
des faits et la motivation juridique.
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De manière générale, nous vous conseillons de prendre
un avocat pour rédiger ces actes ou
compléter des actes que vous avez déposés (si vous avez
peu de revenu, vous pouvez bénéficier de
l'aide juridictionnelle).
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Votre requête doit être présentée en 4
exemplaires.
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Vous devez joindre les pièces nécessaires pour informer les
magistrats : par exemple un certificat de travail, des fiches de paye, des
photocopies certifiées conformes des titres de séjour ou de
travail, témoignages...en 4 exemplaires aussi.
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Joindre la photocopie de la décision attaquée.
Si vous n'avez pas la décision attaquée, le juge peut ordonner
à l'Administration de la produire.
S'il s'agit d'une décision implicite, vous devez produire la copie
de la demande initiale et l'accusé de réception.
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Les recours sont en principe soumis à un droit de timbre de 35 euros
mais le contentieux des étrangers en est exhonéré pour
ce qui concerne les recours contre les décisions individuelles relative
à lentrée, au séjour et à
léloignement dun étranger sur le territoire
français ainsi quau droit dasile.
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Quels sont les arguments que vous pouvez invoquer
pour obtenir l'annulation d'une décision administrative
?
Vous pouvez, à titre d'exemple, invoquer :
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l'incompétence territoriale, matérielle ou temporelle de
l'autorité qui a pris la décision : elle n'avait pas ou plus
le pouvoir de prendre la décision que vous attaquez
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un vice de procédure, s'il est substantiel, c'est-à-dire
susceptible d'avoir une incidence sur la décision prise ou s'il vous
fait perdre des garanties (sauf en cas d'urgence, par exemple dans certaines
hypothèses d'expulsion)
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un vice de forme : le défaut de motivation d'un refus d'entrée
en France, de séjour ou d'une décision de départ
forcé...
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la violation de textes juridiques français et internationaux :
traités, constitution française ...
A titre d'exemple, l'art. 8 de la convention
européenne de sauvegarde des droits de l'homme est souvent
invoquée pour faire valoir le droit à une vie familiale normale.
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une erreur de droit ou de fait
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...
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Où déposer votre dossier
?
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Si vous gagnez,
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la décision de l'Administration est annulée, mais votre demande
initiale n'est pas pour autant accueillie et donc vous devez en déposer
une nouvelle, à moins que vous n'ayez demandé au juge, en vertu
de son pouvoir d'injonction, de condamner l'Administration (le cas
échéant sous astreinte) à prendre une décision
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Si vous perdez,
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la décision de l'Administration est maintenue
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vous payez les frais de procédure
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vous disposez dans certains cas de voies de recours :
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contre un jugement, rendu par le tribunal administratif, vous pouvez interjeter
appel :
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quels sont les délais ?
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en principe : 2 mois à compter de la notification du jugement
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1 mois contre un jugement du tribunal administratif sur la légalité
d'un arrêté de reconduite à la frontière
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15 jours contre un jugement accordant ou refusant un sursis à
exécution
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quel est le point de départ du délai ?
Le jour de la notification de la décision de justice (le jour
où vous avez reçu la décision, ou, en votre absence,
l'avis de passage déposé par le facteur).
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quelle est la juridiction que vous devez saisir ?
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la Cour administrative d'appel le plus souvent : elle est compétente
concernant les actes qui désignent une ou plusieurs personnes par
leur nom (refus de séjour, mesures d'éloignement ...)
Il y en a 5 : à Paris, Bordeaux, Lyon, Nantes, Nancy.
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le Conseil d'État plus rarement en droit
des étrangers : il est compétent pour les jugements portant
sur des actes réglementaires
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contre une décision d'appel, vous pouvez former un pourvoi devant
le Conseil d'État dans un délai
de 2 mois à compter de la notification de la décision d'appel
(15 jours si c'est une décision concernant le sursis à
statuer)
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Conseils pratiques :
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Pour prouver que vous avez fait un courrier, envoyez-le en
recommandé avec accusé de
réception
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Conservez tous les accusés de réception.
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Faites des photocopies de tous les documents et courriers.
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Le référé
suspension : un recours pour excès de pouvoir
n'empêche pas l'Administration d'exécuter la décision.
Vous pouvez agir devant un autre magistrat pour que
la décision ne soit pas exécutée.
Depuis le 1er janvier 2001, il est possible de demander au juge des
référés une suspension de l'execution de la
décision (refus de séjour, mesure d'éloignement...)
ou de certains de ses effets aux conditions cumulatives suivantes : l'urgence
et l'existence d'un moyen "propre à créer un doute sérieux
quant à la légalité de la décision."( loi
du 30 juin 2000 JO 1er juillet 2000).
Ainsi, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour
ou de refus d'autorisation de travail, le refus peut être suspendu
(CE, 29/07/02 TURSUCU et TA Limoges 14/8/02, KAPOKO FUKIAI)
et un titre de séjour peut être délivré
provisoirement.
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Le référé liberté
: Il s'exerce en cas d'atteinte grave et manifestement illégale
à une liberté fondamentale.
Exemples :
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Refus d'un titre de séjour : le préfet a refusé à
un couple pakistanais un titre de séjour pour eux-mêmes et leur
fille afin que celle-ci, atteinte d'une pathologie grave et rare, puisse
se faire soigner en France. Le tribunal administratif d'Amiens a jugé
que ce refus constitue une atteinte grave et manifestement illégale
à au droit à la protection de la santé. (TA Amiens,
12/3/02, n°02414)
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Expulsion : le juge des référés du Conseil d'Etat a
confirmé la position de principe adoptée par la haute
assemblée en formation collégiale (CE, 26/9/01, n° 2312041),
en énonçant "qu'eu égard à son objet et à
ses effets, une décision prononçant l'expulsion d'un étranger
du territoire français porte par elle-même, en principe, atteinte
de manière grave et immédiate à la situation de
l'intéressé et est ainsi constitutive d'une urgence pouvant
justifier la suspension de l'exécution de cette décision".
(CE, 7/5/02, n°245659).
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La suspension de la décision fixant le pays de renvoi peut également
être demandée (CE,14/10/02, n°243938)
Modèle d'une demande de
décision préalable en vue de l'introduction d'un recours
pour excès de pouvoir
le......
Affaire: X.....
Contre: Z......
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Monsieur le Ministre (Préfet, Maire, etc...)
J'ai l'honneur de vous saisir d'une demande tendant ...
(Exposer l'objet de la demande)
........
Cette demande est justifiée, en fait comme en droit, par les
considérations suivantes :
En fait (Exposer le problème)
En droit (Exposer les motifs de droit et de fait justifiant la demande).
En conséquence, j'ai l'honneur de vous prier de bien vouloir faire
droit à la demande précitée.
(Expliciter clairement l'objet de la demande).
Dans le cas où vous estimeriez ne pas pouvoir faire droit à
la présente demande, je vous prie de bien vouloir considérer
celle-ci comme le premier acte de la procédure qui serait
éventuellement intentée devant la juridiction compétente.
(suit la formule de politesse, adresse, signature)
Pièces jointes: (énumérer les pièces)
© Carine et Serge DIEBOLT - "Droit pour Tous" - 2013