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Le départ négocié organise d'un commun accord entre
les parties les conditions de cessation de leurs relations professionnelles,
par application de l'article 1134 du Code civil, prévoyant la
révocation des contrats par voie de consentement mutuel.
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La transaction a pour objet de mettre fin à un litige résultant
de la rupture du contrat de travail, et ne peut être valablement conclue
qu'une fois la rupture intervenue et définitive.
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Le départ négocié intervient concomitament à
la rupture du contrat de travail, alors que la transaction intervient après
la rupture du contrat de travail (le cas échéant en cours
de procédure contentieuse devant le conseil de prud'hommes).
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Il existe déormais un nouveau mode de rupture conventionnelle du contrat
introduite par la loi du 25 juin 2008
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Le départ négocié fait l'objet d'un accord conclu entre
les parties.
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Un écrit est, bien sûr, recommandé afin de préciser
les conditions du départ ainsi que le sort de certaines obligations
consécutives au contrat (clause de non-concurrence, par exemple).
Ce type de départ, est généralement, assorti d'une
indemnité spécifique.
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Le départ négocié pour motif économique est,
par ailleurs, soumis aux procédures prévues pour
les licenciements économiques.
Quelle est la procédure applicable pour la
transaction ?
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Pour être valable, la transaction doit comporter des concessions
réciproques de la part de l'employeur et du salarié.
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L'écrit ne constitue pas une condition de validité de la
transaction. Il est toutefois recommandé.
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Pour apporter la preuve qu'une transaction a bien été conclue,
il faut établir l'existence d'une contestation, l'intention de transiger
et l'existence de concessions réciproques.
Quelles sont les indemnités qui peuvent être
obtenues ?
Le salarié peut obtenir :
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l'indemnité compensatrice de préavis
le cas échéant avec dispense d'exécuter le
préavis,
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l'indemnité compensatrice de congés
payés,
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l' indemnité compensatrice de repos compensateur,
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l'indemnité de non-concurrence,
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l'indemnité de précarité pour les CDD,
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l'indemnité de départ à la retraite à
l'initiative du salarié,
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l'indemnité légale de licenciement ou
l'indemnité conventionnelle de licenciement fixée par la convention
collective de branche ou l'accord professionnel ,
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l'indemnité de licenciement ou de départ volontaire versée
dans le cadre d'un plan social,
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l'indemnité due en cas d'irrégularité dans la
procédure de licenciement pour la transaction,
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l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse
pour la transaction,
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des dommages et intérêts spécifiques.
Quel est le régime social de l'indemnité
transactionnelle ?
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Lindemnité transactionnelle ne peut être exonérée
de cotisations de Sécurité sociale que pour sa fraction
représentative dune indemnité elle-même susceptible
dêtre exonérée.
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Exemple : lindemnité versée dans le cadre de la transaction
pour éviter un contentieux relatif à un licenciement
irrégulier du salarié et qui représente une indemnité
de licenciement, est exonérée de cotisations dans les limites
applicables à lindemnité de licenciement.
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Il en va différemment lorsque cette indemnité prévoit
le versement déléments ayant un caractère salarial,
tels les accessoires ou les rappels de salaires.
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Règles dexonération de la CSG et de la CRDS
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Les indemnités transactionnelles sont exonérées de CSG
et de CRDS pour leur part correspondant à lindemnité
de licenciement et dans les limites applicables à celle-ci.
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En conséquence, lindemnité transactionnelle ayant pour
but de réparer le dommage consécutif à une rupture
anticipée dun contrat à durée déterminée
sera intégralement soumise à CSG et à CRDS.
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Cas particulier : licenciement pour faute grave ou lourde
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Le salarié licencié pour faute grave ou lourde ne peut, en
principe, prétendre à aucune indemnité de licenciement.
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Toutefois, par alignement avec la position fiscale, lindemnité
versée dans le cadre dune transaction et destinée à
éviter tout contentieux est exonérée de cotisations
dans les limites suivantes : soit la moitié de lindemnité
versée, soit 2 fois la rémunération annuelle brute
perçue par le salarié au cours de lannée civile
précédant la rupture, dans la limite de 6 fois le plafond annuel
de la Sécurité sociale à compter du 1er janvier 2006.
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L'indemnité transactionnelle est également exonérée
de CSG et de CRDS, dans la limite du montant légal ou conventionnel
de l'indemnité de licenciement.
Le salarié peut-il bénéficier
des ASSEDIC ?
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La transaction n'étant pas un mode de rupture du contrat de travail,
elle ne devrait pas avoir d'incidence sur les ASSEDIC. Pour
bénéficier des allocations d'assurance-chômage, le
salarié doit avoir été privé d'emploi. Une
transaction consécutive à un licenciement devra donc être
prise en charge. Par contre, s'il s'agit d'un accord postérieur à
une démission, et à l'exception d'une cause légitime,
le salarié risque de se voir refuser le droit aux ASSEDIC.
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Le départ négocié constituant en général
un mode de rupture du contrat de travail consenti par le salarié,
il n'ouvre pas droit aux ASSEDIC. C'est pourquoi, on voit, dans la pratique,
des départs négociés sous la forme d'un licenciement
avec des dommages et intérêts spécifiques. Le départ
négocié pour motif économique, quant à lui, ouvre
droit aux ASSEDIC.
L'accord peut-il être remis en cause après
signature ?
Entre les parties, l'accord a l'autorité de la chose jugée
ce qui signifie que :
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L'accord ne peut être unilatéralement dénoncé.
Toutefois, il peut faire l'objet d'une action en résolution devant
le conseil de prud'hommes, ce qui a pour effet de restituer au demandeur
les droits auxquels il a renoncé aux termes de l'accord ;
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Les parties doivent exécuter ce à quoi elles se sont engagées
(versement d'indemnités, obligation de non-concurrence...).
Ces obligations peuvent être sanctionnées au moyen d'une clause
pénale insérée dans l'accord ;
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Si il est respecté, l'accord éteint définitivement les
contestations qui en font l'objet.
Existe-t-il des modèles ?
Oui ; toutefois l'utilisation de modèles types est à proscrire,
la reprise de ces modèles pouvant receler de nombreux risques d'annulation
au préjudice des parties. Au contraire, il est souhaitable de
définir l'économie de l'accord, puis de composer une
rédaction appropriée en fonction des éléments
propres à la situation l'espèce.
Peut-on être assisté par un avocat
?
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Oui ; l'avocat peut négocier les sommes en jeu pour les parties et
rédiger le protocole d'accord.
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Pour les justiciables démunis, le système de l'aide
juridictionnelle est applicable dans le cadre d'une transaction destinée
à éviter le déclenchement d'un procès. En ce
qui concerne les ressources pour obtenir le bénéfice de l'aide
juridictionnelle, il convient de se renseigner directement auprès
de la mairie ou du tribunal.
La rupture conventionnelle du contrat de travail
(loi du 25 juin 2008)
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En quoi consiste la rupture conventionnelle ?
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La rupture conventionnelle du contrat de travail nest ni un licenciement,
ni une démission, mais se présente comme une rupture du contrat
dun commun accord (rupture à lamiable) entre le salarié
et lemployeur.
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Quelle est la procédure ?
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Lemployeur et le salarié conviennent du principe dune
rupture conventionnelle lors dun ou plusieurs entretiens. Au cours
de cet entretien (ou de ces entretiens), le salarié peut se faire
assister :
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- soit par une personne de son choix appartenant au personnel de
lentreprise, quil sagisse dun salarié titulaire
dun mandat syndical ou dun salarié membre dune
institution représentative du personnel (par exemple, un
délégué du personnel ou un membre élu du comité
dentreprise) ou tout autre salarié ;
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- soit, en labsence dinstitution représentative du personnel
dans lentreprise, par un conseiller du salarié choisi sur une
liste dressée par lautorité administrative. Cette liste
est consultable auprès de la direction départementale du travail,
de lemploi et de la formation professionnelle (précisément,
dans chaque section dinspection du travail) et dans chaque mairie.
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Si le salarié choisit se faire assister dans les conditions
précisées ci-dessus, il doit en informer lemployeur avant
la date prévue pour le ou les entretiens. Lemployeur peut alors
lui-même se faire assister par une personne de son choix appartenant
au personnel de lentreprise ou, dans les entreprises de moins de 50
salariés, par une personne appartenant à son organisation syndicale
demployeurs ou par un autre employeur relevant de la même branche.
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Quel est le contenu de la convention ?
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La convention de rupture élaborée entre lemployeur et
le salarié définit les conditions de cette rupture, notamment
le montant de « lindemnité spécifique de rupture
conventionnelle » qui sera versée au salarié. Ce montant
ne peut pas être inférieur à celui de lindemnité
légale de licenciement prévue à larticle L. 1234-9
du Code du travail .
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Par ailleurs, sil quitte lentreprise avant davoir pu prendre
la totalité des congés payés quil avait acquis,
le salarié a droit à une indemnité compensatrice de
congés payés, ainsi quà lensemble des
éléments de rémunération dus par lemployeur
à la date de la rupture du contrat de travail.
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Cette convention fixe également la date de rupture du contrat de travail,
qui ne peut intervenir avant le lendemain du jour de lhomologation
de la convention par lautorité administrative.
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Sauf accord express des parties, le contrat de travail continue de
sexécuter normalement pendant tout le temps que dure la
procédure délaboration et dhomologation de la
convention, et jusquà la date fixée pour sa rupture.
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Comment se déroule l'homologation ?
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Lemployeur et le salarié disposent dun délai de
rétractation de 15 jours. Si aucune partie ne sest manifestée,
la convention de rupture doit être envoyée auprès de
la Direction Départementale du Travail afin dêtre
homologuée.
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LAdministration dispose alors de 15 jours pour valider la rupture
conventionnelle du contrat de travail.
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A défaut de notification dans ce délai, lhomologation
est réputée acquise (il sagira donc dune homologation
« tacite » ou « implicite »).
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Aucun « préavis » nest prévu dans le cadre
de la rupture conventionnelle du contrat de travail à durée
indéterminée, ce terme étant réservé au
licenciement et à la démission. Toutefois, rien
nempêche les parties de prévoir une date de rupture de
contrat de travail qui convienne à chacun, et qui sera plus ou moins
éloignée de la date minimale quest la certitude que
lhomologation na pas été refusée par le
DDTEFP.
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Peut-on contester la rupture conventionnelle du contrat de travail
?
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Le salarié et lemployeur peuvent contester cette rupture
conventionnelle du contrat de travail, son homologation ou son refus
dhomologation devant le Conseil de prudhommes, dans les 12
mois suivant la date dhomologation de la convention de rupture.
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