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Qu'est-ce que le préavis (ou délai
- congé) ?
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Le préavis (ou délai - congé) est un délai pendant
lequel le contrat de travail continue d'être exécuté
moyennant rémunération, alors que l'une des parties au contrat
de travail a dénoncé à l'autre sa décision de
le résilier.
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Le délai commence à courir à compter de la rupture du
contrat travail jusqu'à sa cessation effective.
Le préavis est-il obligatoire ?
Le préavis doit être respecté par le salarié et
l'employeur en cas de démission et en cas de licenciement, sauf dans
les cas suivants :
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Si l'employeur dispense le salarié d'effectuer le préavis.
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Si la convention collective applicable prévoit que le salarié
peut interrompre son préavis dans le cas où il retrouve un
emploi.
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Si le salarié a commis une faute grave ou une faute lourde.
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Si l'exécution du préavis est rendue impossible par un cas
de force majeure (il s'agit d'un événement étranger,
irrésistible et imprévisible : par exemple : destruction
des locaux de travail par un incendie ou une inondation ... ).
Peut-on être dispensé du préavis ?
Oui, et en cas de licenciement, il est même assez courant que l'employeur
dispense le salarié d'effectuer le préavis.
Dispense du préavis à la demande de l'employeur :
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La dispense doit être mentionnée dans la lettre de licenciement
et l'employeur demeure tenu de payer au salarié une indemnité
compensatrice de préavis égale au salaire qu'il aurait versé
si le salarié avait travaillé pendant cette période.
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Cette indemnité compensatrice de préavis ne peut pas être
réduite du fait que le salarié a retrouvé un nouvel
emploi pendant la période de préavis (Cour de cassation, Chambre
sociale, 27 novembre 1991)
Dispense du préavis à la demande du salarié :
l'employeur est libre d'accéder ou non à cette demande.
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Il peut accepter la dispense mais le salarié perd l'indemnité
compensatrice de préavis.
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Dans le cas où l'employeur refuse la dispense, le salarié doit
effectuer le préavis.
Quelle est la durée du préavis ?
En cas de démission
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A la différence du licenciement, la loi ne prévoit pas de
durée minimale pour le préavis en cas de démission.
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Ce délai résulte de la convention collective, de l'accord de
branche, d'usages pratiqués dans la localité ou la profession,
ou du contrat de travail.
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Il convient donc de se reporter à ces documents.
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Le délai dure de quelques jours à deux ou trois mois.
En cas de licenciement
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La loi fixe une durée minimum à respecter en fonction de
l'ancienneté du salarié dans l'entreprise (article L. 122 -
6 du Code du travail).
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Ainsi :
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moins de six mois d'ancienneté : selon la convention collective
ou à défaut les usages.
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Ancienneté de 6 mois à moins de 2 ans : un mois de délai
de préavis minimal.
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Ancienneté de 2 ans et plus : deux mois de délai de
préavis minimal.
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La convention collective, un accord collectif de branche ou d'entreprise,
le contrat travail ou les usages dans la profession peuvent prévoir
des dispositions plus favorables pour le salarié, auquel cas ce sont
ces dispositions plus favorables qui s'appliquent.
Comment se déroule le préavis ?
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Pendant la période de préavis, le contrat de travail
s'exécute aux mêmes conditions et moyennant la même
rémunération qu'auparavant.
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Rien ne change sauf le droit du salarié pendant la durée de
son préavis à des heures d'absence pour rechercher un nouvel
emploi.
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En général, le salarié bénéficie pour
ce faire de deux heures par jour, sauf convention collective ou usages
contraires.
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Les conventions collectives ou les usages prévoient
généralement la possibilité de regrouper ces heures
en cours ou en fin de préavis avec l'accord de l'employeur.
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Le préavis ne peut être suspendu que par les congés
payés, un arrêt de travail consécutif à un accident
du travail ou un congé maternité. L'arrêt de travail
pour maladie ne suspend pas le préavis.
Que se passe-t-il en cas de faute pendant le délai
de préavis ?
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Faute grave du salarié : il peut être renvoyé
immédiatement, sans indemnité compensatrice.
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Faute grave de l'employeur : le salarié peut partir
immédiatement tout en conservant son droit à ses indemnités.
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Dans les deux cas, en cas de contestation en justice, il appartient à
la partie qui invoque la faute grave d'en rapporter la preuve.
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